« Nous ne sommes que des enfants, ces monstres que les adultes fabriquent avec leur regret »

« Nous ne sommes que des enfants, ces monstres que les adultes fabriquent avec leur regret »
La chose affreuse juste au dessus, c'est moi. Enfin, c'était moi, il y a quelques jours, quelques semaines, quelques mois, je ne sais plus. Est-ce que vous savez ce que sa fait de perdre foi en soi-même ? C'est assez bizarre en fait. Il y a un matin, tu te lèves, tu te sens bien, tu te regardes dans la glace, tu peux encore te voir en peinture, tu te trouves pas mal, pas trop jolie, mais pas moche non plus; et puis après tu prends ta douche, tu te maquilles, te coiffes, et tu sors. Et tu pénètres dehors, dans la rue, il est sept heures du mat' et quelques, tu go au bahut. Et c'est là que peu à peu, en traversant les rues par les froides matinées de septembre, que tu réfléchis car tu es seule que tu te demandes c'que tu fous là, à quoi tu sers, et surtout, à qui. Et tu continues d'avancer vers cette prison qu'on appelle couramment "collège" par chez nous, et tu réfléchis toujours, avant d'arriver à la brillant conclusion, que tu sers à rien, à personne, et que t'es là pour sombrer, toucher le fond, et ne pas en décoller après. La journée, tu rumines tout ça, tu tentes de digérer ce que tu t'es forcé à avaler le matin même, et quand tu rentres le soir chez toi, que tu te fixes droit dans les yeux dans ton miroir, c'est là que tu piges que tu ne t'aimes pas, ou plus. C'est difficile à vivre au départ, puis tu t'y habitues peu à peu, pas à pas, doucement et lentement. Et tu changes, tu sais que t'es capable de faire de la merde, que tu ne pourras jamais vivre de tes passions, que tu n'as aucun talent, que tu es une poussière, un grain de sable, dans un monde où tu ne peux que rêver pour ne pas t'enterrer -car oui, tu es déjà au fond, n'oublions pas-. Et puis, tu finis par vouloir mourir.


Mais, est-ce la meilleure solution ?


On a beau s'inventer une identité ici, sur le net', on reste ce qu'on est, et j'ai décidé de faire avec. Je ne vais pas me façonner un visage pour plaire aux lecteurs de mon journal, s'ils viennent ici et s'ils lisent, c'est car mes textes les intéressent. Pas ma vie, mais simplement mes ramassis de mots, de phrases, de sentiments, rien que ça, pour leur faire passer le temps, ou bien tenter de voir le malheur des autres pour oublier qu'en fait, ils sont aussi malheureux que ceux qu'ils lisent en ce moment. J'ai vidé une partie de mon sac, on se sent un peu mieux, libérée d'un poids, mais vous ne connaissez qu'une face du poète, j'aime pas parler de moi, mais je vais faire un effort, pour que vous voyez à qui vous avez à faire, quand même.


Mon nom, je ne l'aime pas, mais bon, personne ne le choisis. J'm'appelle Ana', mon nom en entiers est encore plus pourris, déjà que le diminutif est exécrable, je ne vous laisse pas imaginer. Je ne pourrais pas décrire mon physique, ni mon caractère, car sinon je dirais de suite: grosse- moche - à chier - nul. Vous comprenez je suppose ?

# Posté le dimanche 02 novembre 2008 19:39

Modifié le jeudi 26 novembre 2009 14:04

« Il croyait que c'était à la solitude qu'il tentait d'échapper, et non à lui-même. »

« Il croyait que c'était à la solitude qu'il tentait d'échapper, et non à lui-même. »
Tenter d'échapper à la solitude, c'est tout bonnement vouloir s'échapper à nous-même. Quitter cette solitude que l'on gagne chaques soirs en se couchant, ou chaques matins en se levant, et qu'on est seule, dans le silence absolus. Que personne ne parle, que personne ne soit là pour vous dire bonjour, et vous souhaitez la bienvenue dans cette journée qui se lève, la seule chose qu'on l'on puisse faire, c'est gardée latêt ehaute, et affronter ce monde qui nous mets de côté. Et alors, on cherche un refuge, un échappatoire, pour garder nos rêves dans nos entrailles, jusqu'ç ce qu'ils puissent se réaliser; mais c'est ça le problème avec les rêves, vus que ce sont des rêves, ils ne sont pas fais pour être vécus. La vie, ce n'est qu'un amat de rêves brisés, que le temps, qui nous force à grandir à laissé derrière lui, ces rêves d'enfants que nous avons abandonné. Je me suis souviens, gamine, je voulais devenir chanteuse, ou bien artiste peintre, ou encore écrivain; mais je n'ai aucun talent, l'insouciance de ces phrases c'est envolée, je sais que je n'en serais jamais capable, alors autant ne rien tenter, je suis trop fatiguée et lassée pour encore une fois me relever.

Si chaques jours apportent de nouvelles choses, de novueaux instants avec les rares personnes que j'aime tant dans cette vie merdique qu'est la vie réelle, ces jours qui passent et qui filent me rapprochrent un peu plus de ce que j'aime: la musique. Ô douce musique, si tu savais ô combien je ne peux me passer de toi, c'est comme une femme ou un homme en fait, on l'aime, on ne veut pas la perdre, on veut l'écouter chaque jours, chaque minutes, chaque secondes, et lorsqu'elle s'éteind, l'on retrouve notre solitude, notre silence, et le froid de l'absence de cette musique, qui nous embaume le coeur de ses fluides et gracieuses notes. Si j'ai bien découvert une chose, c'est que, si l'on veut se faire entendre et remarquer par les autres, soit il fallait se couper devant eux pour qu'ils daignent vous adressez un regard, soit il fallait le hurler. J'aime le métal, j'aime le rock, j'aime le punk, j'aime l'emo', j'aime la guitare et tous ces autres instruments qui me remuent les trippes et me font réagir. La guitare me donne des frissons, la batterie fait battre mon coeur, la basse guide mes mouvements, et la voix des chanteurs de ces groupes que j'aime tant, me donne encore une once de courage, celui de me lever chaque jours, en me disant que ce soir je me recoucherais, que cette journée sera comme d'habitude, avec son lot d'embrouilles et ses rares sourires. C'est bizzare non ? Combien une musique peut vous faire ressentir des choses, vous ne trouvez pas ? Parfois c'est de la tristesse, d'autres fois elle vous remet d'aplomb, ou parfois même, elle aggrave votre état, vous tirant un peu plus vers l'abisse. En tentant d'échapper à ma solitude, j'ai dûs me perdre, et voila que je me cherche, à taton, guider par ces douces mélodies. Que celui qui peut vivre sans musique me jette la première pierre, car je ne pourrais point me passer dde cet oxygène de secour, qui accompagne ma longue chute. Si je dois un jour dire "je t'aime", j'espère juste que se sera en chanson, si un jour je dois dire adieu, je veux que se soit sur les accords de ta guitare, sur un jour je dois mourir, je voudrais juste que tu ne brises pas ta légère voix en un sanglot...

# Posté le dimanche 02 novembre 2008 19:42

Modifié le mardi 20 octobre 2009 15:18

« Dans chaque cri d'effroi d'un enfant, j'entends les chaînes forgées par l'esprit. »

« Dans chaque cri d'effroi d'un enfant, j'entends les chaînes forgées par l'esprit. »
Je me sens de plus en plus mauvaise. Pas dans le sens mauvais, noir ou déplaisant, mais dans le sens mauvais, qui se réduit encore et encore à un niveau des plus bas. Plus les jours passent, plus les autres me jugent de leur piédestal que je me sens comme une merde, pour ne pas dire autre chose. Plus le temps file et s'écoule, plus je vois que je n'ai aucune considération vis-à-vis de moi-même. Dire que je me haïs ? Se serait surement vrai, je me hais pour tout ce que je suis, pour tout ce que je ne suis pas, et pour tout ce que je ne serais jamais. Jamais je ne serais une de ces filles, aimées de tout le monde, admirées et enviées, non, je resterais une simple anonyme, que les autres jugent immonde et trop enveloppée pour trainer avec eux. J'aimerais pouvoir dire que je m'en fou, mais se serait à nouveau mentir. Toutes ces remarques me font du mal, vos remarques me blessent, même si je ne laisse plus rien paraître. Je suis vraiment nule, je frise le ridicule, à cause de ces souvenirs, de ces hontes, de tout ce dont je suis faite.

Mais, peut-être est-ce car je grandis, que je commence à sentir ces chaines qui me retiennent ? Ces liens qui me lacèrent dans mon être et dans mon âme, ces poids qui m'empêchent de rejoindre le monde auquel j'aimerais appartenir. Je rêve d'évasion et d'escapade, alors que je sens toujours ces poids à mes cheville me retenir, encore et toujours. J'aimerais pouvoir m'envoler, toucher la lune et le ciel étoilé, j'aimerais me dire que je ne suis plus prise au piège, dans cette vie qu'est la mienne, qu'est la notre. Je ne suis pas la seule à souffrir, je le sais, mais il ya de ces moments, où personne d'autre n'est là, que tu es seule dans ton coin, recroquivillée, et alors tu commence à doucement te laisser aller, et les larmes répondent. Et tu pleures, tu te vides, tu abandonnes. La cruelle vie a encore gagné une bataille. Et la guerre ? Elle la gagnera aussi de toute manière, alors reste couché, reste au fond, et continue de pleurer. Une larme, c'est un mot, il nait dans tes yeux, roule doucement sur tes lèvres, avant de s'écraser, une larme c'est mieux qu'un mot en fait, car elle veut tout dire, elle dit ta tristesse, ta joie, ta haine... Je veux m'échapper, je veux m'envoler, déployer ses ailes déchiquetées que j'aurais voulus posséder. Je veux décoller, me libérer de ses chaines qui m'entravent, mais pourquoi ? Pourquoi ne le puis-je pas ? Suis-je condamnée à a peine capitale, Ô mon doux amour ? Libère moi de ce poids, c'est la seule chose que je te quémande. Il n'y aucune clè pour ouvrir la porte qui mène à cette liberté à laquelle tout le monde aspire, il n'existe même pas de porte, il ne demeure que cette idée, que ce concept qu'est la liberté, et rien d'autre. Liberté, mais, est-ce sinonyme de n'avoir aucune entrave ? J'en doute sincérement.

Cet acier qui me retient, cette matière, qu'est-elle pour mettre des barrières à mon âme ? Justement, elle est tout et rien à la fois. Que penser ? Que faire ? Je ne sais pas, je ne sais plus, peut-être ai-je oublier... ? Tant de questions qui se bousculent, tant de réponses que j'attend, mais il n'y a rien, hormis ce vide et ce silence. Il n'y rien d'autre, que l'image de ces chaines, que le tintement de leur cliquetis réguliers. Et l'acier qui me mutile, dois-je vraiment lutter contre ? Il vas à sa guise, s'enfonçant chaque jour plus loin dans mon âme, et sa fait mal. Je ne veux pas dire que je souffre, je ne veux pas inquièter ces rares personnes qui compte à mes yeux, je ne veux pas leur dire que je voudrais quand même les quitte , juste pour me sentir mieux. Suis-je égoïste ? Peut-être, mais cela fait trop longtemps que je supporte ça sans broncher. J'aurais voulus être chose... J'aurais voulus être une fleur, juste pour avoir le plaisir de me faire arracher, et d'être mise en vase, et de regarder la vie des autres, la vie d'une famille normale, une vie de familel que j'envie. Une mère, un père, les enfants, aucune absence, aucun manque dans ces familles là. Et la fille qui aurait voulus être fleur, se contente de vivre dans le mal de l'absence d'une persone qui semble morte, depuis longtemps. J'aimerais dire que je n'ai pas souffert de son absence, de son manque de confiance en moi, de ses paroles et de ses gestes, mais voila, j'ai souffert de cela, j'en souffre encore, et je crois que ces choses sont imprimées en moi, comme marquées au fer rouge. Ces marques, ces traces, qui jamais ne s'effaceront.


Je me sens si laide...C'est la trace qu'à laissé ton absence. Jamais je ne te pardonnerais.

# Posté le lundi 10 novembre 2008 14:39

Modifié le mardi 20 octobre 2009 15:28